Dimanche matin.

En temps normal le week-end je sors, je bois, c’est la fêêêêête, je danse beaucoup, je vis, je rie.
A coups de cocktails et de shots on s’amuse avec les amis, on chante et on crie. On mange pas mal voir trop aussi.
Généralement le lendemain, je n’y coupe pas… Gueule de bois.
Ce week-end elle est là aussi… pourtant je ne suis pas sortie… par chance mon vendredi a été assez calme, un diner avec des amis chez moi « à l’abri ».
Mais elle reste là, cette gueule de bois. Différente mais bien présente.

Cette gueule de bois est vide d’alcool mais pleine de deuil et à lire les tweets je ne suis pas la seule.
La gueule de bois d’une soirée qu’on aurait préféré oublier. Est ce que c’est vrai… ça s’est vraiment passé ?

Trop de morts, Trop de blessés. Il va falloir être forts et ne pas se cacher.
Faire semblant de ne pas avoir peur, ne pas montrer aux fanatiques qu’ils ont réussi à nous toucher.

Je suis sous le choc, je me rends compte que nous non plus, ne sommes plus immunisés contre la barbarie de fous qui n’ont rien compris.
Je pense aux disparus, beaucoup. Je prie pour vous.
Ce vendredi soir ils ont attaqué notre Paris, notre jeunesse, notre mode de vie. Les endroits où nous sortons nous amuser, ils appellent ça perversité.

J’ai peur de la prochaine fois. Que cela vous touche encore vous et moi car il est certain qu’ils ne s’arrêteront pas.
J’ai peur de ce monde où vont vivre nos enfants.
Je pense aux familles de vendredi.
Je pense à tous ceux qui vivent ça régulièrement au Moyen Orient.

J’ai les yeux rouges, envie de vomir et la tête me fait mal, mais il ne sert à rien aujourd’hui de prendre un doliprane.